Témoignages de nos participants

J’attendais cela, en fait, depuis longtemps, confusément, sourdement, comme une voix déjà là, et l’annonce des Ateliers d’Inspiration La Vista m’a été comme une révélation et pourtant aussi d’une grande évidence.

Rencontrer des personnes traversées, comme moi, par des questions de spiritualité et de philosophie, travailler ensemble sur un projet commun, découvrir en même temps un lieu magnifique, aborder des rivages à la fois théologiques, philosophiques et psychologiques et laisser nos réflexions nous emmener vers un meilleur nous-mêmes, voilà qui était déjà fort motivant !

Surtout, connaissant Béatrice de longue date, ne pas savoir ce qui agirait sur nous mais être sûrs d’être surpris et se laisser guider en toute confiance… tel était mon état d’esprit lorsque je me suis inscrite aux Ateliers d’Inspiration La Vista. Découvrir et se laisser faire …

Le résultat fut au-delà de ces promesses.

D’emblée, le contact, dans ce petit groupe de 5-6 personnes fut facile et spontané, si chaleureux même que nous eûmes du mal à reprendre notre vie « normale » quelques jours plus tard. L’écoute entre nous, en particulier, fut extraordinaire : quels que fussent nos approches différentes, nos univers personnels, chacun avait soif de comprendre l’autre, d’être attentif à sa pensée pour aller un cran plus loin dans son propre cheminement. Parfois, le silence, comme une grâce, ponctuait nos échanges intenses, signe d’inspiration profonde… Nous avons partagé ces temps, conscients qu’ils étaient précieux et rares. Conscients de cette chance de les vivre.

Si le travail et la concentration étaient bien présents, l’humour et la joie l’étaient tout autant ! Balades, baignades, restaurants, contemplations au clair de lune sur la jetée… Nous avons beaucoup plaisanté ensemble et avons noué des liens qui ne s’oublient pas.

Le terme « Ateliers » convient parfaitement à cette recherche de sens. Une approche tout d’abord studieuse par la lecture de versets bibliques, puis celle de textes écrits par le théologien Maurice Zundel, avant d’exposer notre propre réflexion aux autres en quelques lignes. Chaque jour, une étape franchie dans le raisonnement nous faisait progresser. Un travail remarquablement structuré en amont par Béatrice pour nous faire avancer ensemble -et chacun en son for intérieur-, vers une spiritualité plus forte et plus construite où le thème « La vérité vous rendra libre » prenait tout son sens.

Que dire alors de l’Inspiration ?

Bien que notre travail fût bien souvent exigeant et âpre à comprendre les textes de Maurice Zundel (certains échanges étaient de haut niveau intellectuel et culturel !), nous avancions imperceptiblement sur le chemin que nous avait tracé Béatrice grâce à l’ouverture apportée par la foi de chacun et cette bienveillance qui libère certains freins (la pudeur, la timidité, etc.). Mais c’est surtout en confrontant nos expériences qu’un souffle nous emportait, jusqu’à retentir sur nos propres vies, nos questionnements personnels.

C’était le but annoncé : que cette inspiration/aspiration agisse en profondeur et nous renouvelle de l’intérieur.

Pari largement gagné. Je suis personnellement revenue transformée par cette expérience intense de retour sur soi. De retour sur une foi qui clarifie tout. Mon esprit s’est enrichi des pensées des autres et j’ai surtout considérablement renforcé confiance et liberté d’esprit (et d’agir, en conséquence !).

Cette vérité qui, au début de cet Atelier d’Inspiration La Vista, me semblait assez abstraite, va désormais, je le sens, guider ma liberté, en s’ancrant profondément sur une verticalité qui n’est due qu’à Dieu.

Merci beaucoup à Brigitte, Fanja, Gérard et Renato pour leur amitié et ce temps merveilleux passé ensemble.

Enfin et surtout, je suis infiniment reconnaissante à Béatrice d’avoir guidé nos pensées avec autant d’intelligence et de sensibilité vers cette liberté au plus proche de soi, au plus proche de Dieu.

Cécile de Montille
21 juillet 2021

Stage de formation, séminaire, retraite spirituelle ? Je ne savais pas très bien ce qui m’attendait et quels mots choisir pour dire où j’allais. Et puis j’avais longtemps hésité à répondre positivement à l’invitation de Béatrice, car moyennement intéressé par le sujet et très pris en cette fin de mois de juin par plusieurs autres priorités qui se bousculaient. Mais je voyais bien aussi que Béatrice avait longuement réfléchi et préparé cette nouvelle formule, que c’était important pour elle et pour la suite de son projet d’avoir un groupe étoffé et diversifié pour cette quasi première expérimentation. Et puis, pour moi qui ai longtemps joué au football et au rugby, « la Vista » évoquait le sens du jeu, l’intuition de la belle et longue passe qui trouvait l’ouverture « inspirée » pour un équipier, c’est-à-dire une des joies de ces sports. Alors, envers et contre tout, je me suis laissé convaincre par Béatrice et par une petite voix qui me disait qu’une pause me ferait du bien. Je ne le regrette vraiment pas ! Je pensais que 4-5 jours sur le sujet de la vérité par Maurice Zundel, même si « elle rend libre », c’était bien long, et je suis reparti heureux avec une impression de temps trop court et une envie de le prolonger. Et j’ai compris les mots qu’il faut mettre pour nommer ce moment de retraite : ce sont justement les mots que Béatrice a trouvés : « Ateliers d’inspiration » et en sous-titre « Ateliers de réflexion ». « ATELIER » parce que ce mot contient la dimension de travail, qui a été intense et profond, la dimension humaine avec des couleurs de fraternité et de compagnonnage que nous avons effectivement et chaleureusement vécue, la dimension aussi de création, parfois artistique, poétique, et souvent effectivement inspirée. Comme la présentation de la Vista précise : « Ateliers d’inspiration animés par la pasteure Béatrice Hollard Beau », je dois aussi souligner deux caractéristiques exceptionnelles de cette animation : La première est l’art d’avoir associé travail, concentration, ambiance de beauté et de simplicité, détente, excusions, bons restaurants, « Dialogue avec la vérité », pour une belle et bonne recette génératrice de joies spirituelles, amicales et matérielles, les trois à la fois pour un tout inoubliable. La deuxième est que les choses et le langage étant simples et évidents, Béatrice est non seulement également participante, mais aussi pas seule à animer : un souffle est présent entre nous et l’aide. Il vient de l’intérieur de chacun de nous, par nous, est présent entre nous pour apporter bienveillance, esprit et vie. Ce faisant, et sans les développer ici, nous comprenons petit à petit le bien fondé et la force des textes de Zundel que nous étudions avec rigueur, mais qui ne se laissent vraiment comprendre que par « expérience », ce que nous vivons dans notre petit groupe. Autrement dit nous est dévoilé le Dieu personnel & intérieur de Zundel, ce Dieu que nous cherchons à connaître en montant vers lui, alors que c’est lui qui nous connaît en vérité, mieux que nous-mêmes, et descend en nous. Cette inversion dont nous prenons consciences en la vivant, est pourtant bien connue des protestants, (et pas que…), puisque déjà Calvin disait au début de son introduction de « L’Institution chrétienne » que « toute la somme de notre sagesse, laquelle mérite d’être appelée vraie et certaine sagesse, est quasi comprise en deux parties : à savoir la connaissance de Dieu et de nous-mêmes » et un peu plus loin il rajoute : il n’est pas aisé de savoir celle qui vient avant l’autre. Oui nous savions cela intellectuellement, mais l’expérience vécue dans cet « atelier » nous apporté une petite lumière d’expérience que nous emportons dans nos bagages, certains qu’elle va grandir si nous voulons ne pas l’éteindre. Bagages devenus par ailleurs très lourds, puisque selon les mots de Zundel en conclusion de notre « temps de pause », nous y emportons « non pas la vérité qui peut être mise sous vitrine, mais la vérité qui est une présence, une présence que l’on ne peut découvrir que lorsqu’on est devenu soi-même une présence, une ouverture, un espace, une générosité ».
Alors oui, « Hasta la vista» ! chers Béatrice, Brigitte, Cécile, Fanja, Renato, en souvenir de ces expériences de pure vérité partagée, selon Zundel, qu’ont été aussi nos émerveillements lors de notre excursion dans les splendides montagnes espagnoles au-dessus de St Jean de Luz, ou dans l’intime crique de Guethary, ou au bout du bout de la jetée du port de Ciboure dans la lumière de la nuit d’un ciel voilé-étoilé. Longue vie à « La Vista » ! Sola Gratia.

Gérard Lacour
12 juillet 2021

Merci beaucoup Gérard pour ce beau texte, très inspirant, qui nous fait, qui me fait revivre et respirer ces quelques jours, ces quelques heures, ces instants que nous avons passés ensemble.

J’ai gardé silence jusqu’à présent car une transformation est à l’œuvre, qui m’échappe, qui m’inquiète. Silence étrangement raisonnant, comme une contemplation.

Mais en lisant et relisant ces quelques lignes, je nous revois tous à la table de travail, devisant lors de nos promenades, sans doute déjà à l’œuvre chacun et ensemble, je ressens toute cette énergie, esprit et pensée, coeur et mémoire, mouvements de nos corps bien vivants et témoins de tant de beauté.

Vérité et Liberté, Lumière et Matière, particules des nos regards et chants de nos paroles, tout l’Univers dans un espace-temps déjà-là, une Présence déjà-née, déjà-libre, déjà-vraie. Comme déjà-nous mais à naître à nouveau, par soi, par nous, pour ce monde, vraiment libres, libérés en vérité!

Merci à vous Cécile, Fanja, Brigitte, Gérard pour votre amitié.

Merci à toi Béatrice pour l’intelligence de ton enseignement.

Maurice, Nikolaï et Dietrich, Paul et Augustin étaient avec nous, en communion par leurs œuvres et par l’Esprit.

Je serai heureux de vous retrouver à la rentrée, quelque part à Paris.

Renato Vista
12 juillet 2021

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